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Il est

en Martinique


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Toutes les vies se valent
Nous ne pouvons rester
indifférents face au drame
qui s'éternise au Darfour.
L'Afrique, berceau de l'humanité,
ne peut plus être le dortoir
de l'inhumanité!



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Deux ans de chantier


Les fenêtres
Comme précisé dans la section « Matériel utilisé », avant de procéder au coloriage d’un bâtiment, il convient de :
- 1 / découper l’ossature dans du carton pour donner l’allure générale
- 2/ tailler les éléments en bois
- 3/ les coller au fur et à mesure sur le support en carton

Souvent, le dessin des fenêtres est bien plus long que l’ensemble des tâches préliminaires, du fait de leur nombre mais aussi de la précision rigoureuse à respecter si l’on souhaite que la texture appliquée transmette exactement le message imaginé. Il faut les traiter une à une. Je n’ai hélas pas eu le temps, ou plutôt le courage, de les dénombrer. Mais il paraît presque certain qu’il faut parler de centaines de milliers.


Le temps
La durée passée à ériger Proteopolis est proportionnelle à ce nombre de fenêtres, mais également à l’architecture plus ou moins élaborée des bâtiments, sans oublier la confection des arbres disséminés un peu partout dans la ville. Un mois et demi pour chacune des deux tours jumelles, dix jours pour la cathédrale et son brasier, une demi-journée de travail pour cinquante arbres… Au total, 22 mois de labeur. Les derniers furent les plus captivants, à mesure que se profilait la forme définitive de la ville. La cadence de travail était donc plus soutenue d’avril à août 2007. Les nuits, plus courtes ; les sollicitations extérieures, plus souvent écartées.


Les dépenses
Mis à part les voyages, sources d’inspiration (New York et Barcelone), le gros du budget a concerné l’achat des matières premières que sont les éléments en bois, les différentes colles et les instruments de coloriage. Petite consolation : Elem City luttant par définition contre le gaspillage, les chutes de bois étaient souvent réutilisées dans une autre partie de la maquette.

Le dernier vrai poste de dépense est celui réservé au transport et à la mise en sûreté de Proteopolis en vue de son exposition publique. D’une part, il a fallu confectionner un support rigide à grand renfort de contreplaqué, de vis et de rails métalliques. D’autre part, ces rails doivent servir d’ancrage à la cloche vitrée taillée sur mesure par des professionnels. Support et cloche sont solidement arrimés par le truchement d’une chaîne et de cadenas placés aux quatre coins.